Ce que la base couvre déjà

Avant de parler complémentaire, un rappel utile. Votre assurance de base, que vous ayez choisi la LAMal suisse ou la CMU française au moment du droit d'option, couvre l'essentiel : consultations, hospitalisation en chambre commune, médicaments remboursés, maternité, soins en cas de maladie ou d'accident. C'est le socle obligatoire, et il est solide.

La complémentaire, elle, est facultative. Elle ne remplace pas la base, elle ajoute une couche par-dessus. La vraie question n'est donc pas « faut-il une assurance », mais « ai-je besoin de payer pour ce que la base ne prend pas en charge ». Et la réponse dépend de votre vie, pas d'une règle générale.

Ce qu'elle laisse de côté

Les trous de la base sont toujours les mêmes, et c'est précisément ce que vise une complémentaire.

PosteCouvert par la base ?Apport d'une complémentaire
Hospitalisation chambre communeouipasse en chambre semi-privée ou privée
Libre choix du médecin à l'hôpitallimitéélargi
Soins dentaires courantspeu ou pasprise en charge partielle
Lunettes et lentillestrès limitéforfait optique
Médecines complémentairespartiel selon le régimeséances mieux remboursées

Le dentaire et l'optique sont les deux postes qui pèsent le plus dans un budget familial, et les moins bien couverts par la base. C'est souvent là que la complémentaire se rentabilise, à condition d'avoir des frais réels en face.

Complémentaire suisse ou française ?

Le bon contrat dépend de votre régime de base. Si vous êtes à la LAMal, vous souscrivez en général une complémentaire suisse, une assurance dite LCA, auprès d'un assureur helvétique. Si vous êtes à la CMU, vous prenez plutôt une mutuelle française, calée sur les remboursements de la sécurité sociale française.

Dans les deux cas, le contrat est facultatif et soumis à un questionnaire de santé : l'assureur peut refuser ou majorer selon vos antécédents. Mieux vaut s'en occuper jeune et en bonne santé. Et comme pour la base, les tarifs et les niveaux de couverture varient beaucoup d'un contrat à l'autre : on compare avant de signer.

Le bon ordre

D'abord le bon régime de base, ensuite la complémentaire

Ne choisissez pas une complémentaire avant d'avoir tranché entre CMU et LAMal. Le régime de base conditionne le type de contrat et son utilité. Notre comparateur règle d'abord cette question.

Pour qui ça vaut le coût

Plutôt que de trancher pour tout le monde, regardons les profils.

  • Une famille avec enfants, donc du dentaire, de l'optique et des consultations régulières : souvent rentable.
  • Quelqu'un qui tient au confort hospitalier, chambre privée et choix du chirurgien : la complémentaire hospitalisation prend tout son sens.
  • Un adepte des médecines douces qui consulte souvent : utile si le contrat couvre bien ces séances.
  • Un jeune en bonne santé, sans dentaire ni optique en vue : la base suffit le plus souvent, la complémentaire attendra.

La règle est simple : payez une complémentaire pour des dépenses que vous avez vraiment, pas pour un risque hypothétique. Avant tout cela, assurez-vous d'être sur le bon régime de base avec notre comparateur CMU vs LAMal. Et pour calibrer votre couverture d'ensemble, notre audit gratuit fait le point, base et complémentaire comprises. Le hub Santé rassemble le reste.

FAQ, vos questions fréquentes

Une complémentaire santé est-elle obligatoire pour un frontalier ?
Non. L'assurance de base, LAMal ou CMU, est obligatoire et couvre l'essentiel des soins. La complémentaire est facultative : elle sert à couvrir ce que la base laisse de côté, comme l'hospitalisation en chambre privée, une part du dentaire ou de l'optique, ou les médecines alternatives.
Que couvre une complémentaire que la LAMal ne couvre pas ?
Principalement le confort et les postes mal remboursés : chambre privée ou semi-privée à l'hôpital, libre choix du médecin hospitalier, soins dentaires, lunettes et lentilles, médecines complémentaires, parfois des soins à l'étranger. La base couvre le médical nécessaire, la complémentaire ajoute le reste.
Le frontalier prend-il une complémentaire suisse ou française ?
Cela dépend de son régime de base. Avec la LAMal, on souscrit en général une complémentaire suisse (assurance LCA). Avec la CMU, on prend plutôt une mutuelle française. Dans les deux cas, c'est un contrat facultatif, soumis à un questionnaire de santé, qu'il faut comparer.
Pour qui la complémentaire vaut-elle vraiment le coût ?
Pour ceux qui ont des frais réguliers ou des attentes de confort : familles avec dentaire et optique, personnes qui veulent une chambre privée en cas d'hospitalisation, ou adeptes des médecines douces. Pour un jeune en bonne santé sans besoin particulier, elle se justifie moins.