La réponse courte : c'est l'employeur qui demande
Beaucoup de candidats frontaliers cherchent où « faire leur demande de permis G ». La réponse est simple : nulle part, ce n'est pas votre démarche. L'autorisation frontalière est une autorisation de travail : elle est demandée par l'entreprise qui vous embauche, auprès de l'office cantonal compétent. À Genève, c'est l'OCPM (office cantonal de la population et des migrations).
Conséquence pratique : impossible d'obtenir un permis G sans contrat de travail. Si vous en êtes encore à la recherche d'emploi, votre priorité n'est pas administrative : c'est le CV et les candidatures (voir notre méthode pour trouver un emploi à Genève depuis la France).
Ce que fait l'employeur
Après la signature du contrat, le service RH dépose la demande d'autorisation frontalière avec le contrat et vos pièces. L'entreprise s'acquitte des émoluments et reçoit la décision. Pour un ressortissant UE/AELE, la procédure est un enregistrement encadré par l'accord de libre circulation : le refus est l'exception, pas la règle.
Dans la plupart des cas, l'activité peut débuter dès le dépôt de la demande, sans attendre la carte physique. C'est l'usage courant à Genève, confirmez-le simplement avec votre RH pour votre situation.
Ce que vous fournissez
Votre dossier tient en quatre pièces : pièce d'identité en cours de validité, photo au format passeport, justificatif de domicile en France (facture ou attestation de moins de 3 mois) et le contrat de travail signé. Certains cantons ou situations demandent un extrait d'acte d'état civil pour les données familiales.
Les conditions de fond restent les vôtres : résider en France et rentrer à votre domicile au moins une fois par semaine.
Délai de délivrance constaté : 4 à 8 semaines. Validité : 5 ans, renouvelable tant que l'emploi frontalier se poursuit (voir notre guide du renouvellement). Le permis G concerne environ 406 000 travailleurs frontaliers en Suisse, dont près de 115 000 à Genève (OCSTAT / OFS).
Changement d'employeur, perte d'emploi, non-UE : les cas particuliers
Vous changez d'employeur : le permis G reste en principe valable, le nouvel employeur annonce simplement le changement au canton. Pas de nouvelle procédure complète pour un UE/AELE.
Vous perdez votre emploi : le permis G est lié à l'activité. L'indemnisation chômage, elle, relève de la France (France Travail) pour un frontalier résident français : notre guide Chômage frontalier : France ou Suisse ? détaille la procédure et le formulaire U1.
Vous n'êtes pas ressortissant UE/AELE : les conditions sont plus strictes (résidence durable en zone frontalière voisine, priorité des travailleurs indigènes selon les cas). La demande passe toujours par l'employeur, mais l'issue est moins automatique.
Vous télétravaillez : le seuil toléré est de 40 % du temps de travail annuel pour préserver votre statut fiscal (voir le guide télétravail frontalier).